En août, Paris est vide. Les parisiens
sont en vacances, toute la France est en vacances. Des régions se vident,
d’autres se remplissent au rythme des juillettistes et des aoutiens. Et puis
c’est le retour. A nouveau, il y a du monde partout et ça galope dans tous les
sens. Il faut reprendre le rythme, c’est dur. Les peaux sont bronzées, les
cheveux ont éclairci sous le soleil, certains ont grossi d’autres se sont
musclés. Bien d’autres détails signent
l’échappée belle quelque part en bord de mer, à la montagne, à la
campagne.
Et pourtant dans les rues coups de
klaxons exaspérés, démarches rapides et bousculées, dans le métro ambiance
morose, visages tristes paroles et gestes agressifs. Tout cela n’est pas le
signe d’un total ressourcement. Alors c’est quoi le problème ?
Le problème c’est la peur, la peur
de ne pas y arriver, la peur de tout et de rien… La peur syndrome de notre
société. La peur génératrice de stress.
Le stress est le mal
du siècle, particulièrement en France. Les personnes n’arrivent pas à
décrocher, accrochées à leur tablette, Smartphone, angoissées par la
compétitivité au travail et la peur de ne pas être à la hauteur.
Il s’ensuit que toute
cette énergie employée à être connecté en permanence ne permet pas la prise de
recul et favorise l’émergence de signaux alarmants de surmenage. Le stress n’est pas une fatalité, nul n’est
obligé de le subir. Encore faut-il avoir conscience de la nécessité d’agir pour
ne pas se laisser envahir. Il n’existe aucun remède miracle au stress qui
fonctionnerait comme une baguette magique. En revanche, nombreux sont les
outils accessibles pour commencer à travailler efficacement sur ce terrain.
Pour autant il existe quelques
préalables à la gestion du stress et pas des moindres. La première étape à
franchir est l’engagement. L’engagement à travailler sur le sujet. Tout le
monde est volontaire quand il s’agit d’avoir des choses gratuites, d’en faire
moins pour gagner plus, pour se plaindre mais pour fournir des efforts soutenus
c’est une autre affaire. On admire ou on jalouse les sportifs de haut niveau,
les personnes qui gagnent beaucoup d’argent, celles qui réalisent des exploits.
En chacun de nous ce cache un sportif talentueux, une femme ou un homme
d’affaires, un inventeur génial… encore faut-il aller à sa rencontre et
s’engager à faire les efforts pour réaliser son objectif.
Bien sur, il ne s’agit pas de
devenir danseuse étoile à 50 ans, ou encore de gravir les chaînes de l’Himalaya
quand on est asthmatique ou tout autre chose irréaliste. Il est question de se
souvenir de ce dont nous avons été capables tout petit enfant.
Lorsque l’enfant apprend à marcher
ça ne vient pas tout seul. Chaque chute le rapproche de son but. Idem pour le
vélo et bien d’autres apprentissages. L’âge adulte nous fait oublier tous les
efforts et toute la persévérance dont nous avons du faire preuve pour nous
tenir debout.
La gestion du stress requiert de
faire des efforts, d’avoir confiance.
Pour celui qui s’y engage, c’est la
réussite assurée.
Pour celui qui attend que cela vienne de
l’extérieur, c’est peine perdue.